Barème kilométrique 2026 : le calcul exact pour les trajets domicile-travail en voiture

Barème kilométrique 2026 : le calcul exact pour les trajets domicile-travail en voiture

07 September, 2026 | 7 Lecture minimale

Chaque mois, la même note de frais atterrit sur le bureau du service paie : un salarié qui vit trop loin, ou trop mal desservi, pour faire autrement que prendre sa voiture. Voici le barème 2026 exact — tableau complet, calcul détaillé, majoration électrique — et la question qu’on oublie trop souvent de se poser avant de signer le chèque.

Tarif au kilomètre 2026 : le tableau complet par puissance fiscale

Le tarif au kilomètre 2026 va de 0,529 € à 0,697 € par kilomètre jusqu’à 5 000 km par an, selon la puissance fiscale du véhicule. Voici le barème complet.

Le montant dépend de deux paramètres : la puissance fiscale du véhicule (exprimée en CV, indiquée sur la carte grise) et la distance parcourue à titre professionnel dans l’année. Trois tranches de distance s’appliquent, chacune avec sa propre formule.

Puissance fiscaleJusqu’à 5 000 kmDe 5 001 à 20 000 kmAu-delà de 20 000 km
3 CV et moins0,529 €/km(d × 0,316) + 1 065 €0,370 €/km
4 CV0,606 €/km(d × 0,340) + 1 330 €0,407 €/km
5 CV0,636 €/km(d × 0,357) + 1 395 €0,427 €/km
6 CV0,665 €/km(d × 0,374) + 1 457 €0,447 €/km
7 CV et plus0,697 €/km(d × 0,394) + 1 515 €0,470 €/km

d = distance parcourue en kilomètres sur l’année. Barème 2026, identique à 2025 et 2024.

Deux logiques de calcul cohabitent dans ce tableau, et confondre les deux est l’erreur la plus fréquente. Sous les 5 000 km et au-delà de 20 000 km, on multiplie simplement la distance par un taux fixe. Entre les deux, la formule combine un taux dégressif et un montant fixe — ce qui explique pourquoi l’indemnité totale progresse plus lentement que la distance parcourue une fois passé le premier seuil : le barème est construit pour amortir les frais fixes du véhicule (assurance, entretien) sur un plus grand nombre de kilomètres.

Le barème kilométrique ne bouge pas d’un centime en 2026. Pour la troisième année consécutive, l’administration fiscale reconduit les mêmes montants qu’en 2023 — la dernière revalorisation remonte à cette date, avec une hausse de 5,4 %. Ce qui simplifie une chose : vous pouvez appliquer directement les chiffres ci-dessous sans attendre une quelconque publication au Journal officiel.

Le barème sert à deux usages bien distincts, et c’est souvent là que naît la confusion. D’un côté, un salarié qui opte pour les « frais réels » dans sa déclaration de revenus l’utilise pour déduire ses frais de trajet domicile-travail. De l’autre, un employeur s’en sert pour calculer une indemnité kilométrique : le remboursement qu’il verse à un salarié contraint d’utiliser son véhicule personnel pour un déplacement professionnel — y compris, sous conditions, pour se rendre au travail. C’est cette seconde utilisation qui nous intéresse ici.

Le calcul, étape par étape

Prenons un cas concret : un salarié qui parcourt 9 000 km par an avec un véhicule de 5 CV pour se rendre au travail — un aller-retour quotidien d’environ 18 km, sur 250 jours ouvrés.

Le kilométrage se situe dans la tranche 5 001-20 000 km. On applique donc :

(9 000 × 0,357) + 1 395 = 3 213 + 1 395 = 4 608 €

Si ce même trajet est effectué avec un véhicule 100 % électrique, la majoration de 20 % — en vigueur depuis 2021 pour encourager l’usage professionnel des VE — s’applique sur ce total :

4 608 × 1,2 = 5 529,60 €

Sur une année, l’écart entre thermique et électrique dépasse donc 900 € pour ce seul salarié. Multipliez par le nombre de collaborateurs isolés dans vos effectifs, et le poste commence à peser sérieusement dans un budget mobilité.

Ce que le barème ne dit pas : l’encadrement domicile-travail

Le barème donne un montant. Il ne dit pas dans quelles conditions vous pouvez l’appliquer sans risque à un trajet domicile-travail — et c’est précisément le point que les calculateurs en ligne, pensés pour les indépendants et les frais réels, ne couvrent jamais.

Pour qu’une indemnité kilométrique domicile-travail reste exonérée de cotisations sociales, l’administration retient en principe un plafond de 80 km aller-retour par jour, sauf circonstances particulières qui justifient l’éloignement : absence de solution de transport en commun compatible avec les horaires, contrainte familiale ou de santé, mutation professionnelle récente. Au-delà, et en l’absence de justification solide, l’URSSAF peut réintégrer la part excédentaire dans l’assiette des cotisations lors d’un contrôle. Gardez une trace écrite de la situation qui justifie l’éloignement — un mail, un compte rendu d’entretien RH — plutôt qu’une simple mention orale.

La question qu’on ne se pose pas assez souvent

Voici ce qui manque à la plupart des articles sur le barème kilométrique : le remboursement kilométrique est un coût récurrent, indéfiniment reconduit, tant que la situation du salarié ne change pas. Ce n’est pas un problème en soi — c’est un dû légitime pour quelqu’un qui n’a réellement pas d’autre option. Mais dans la pratique, une partie des salariés remboursés au barème ont, sans le savoir, un collègue qui fait exactement le même trajet à quelques centaines de mètres près.

Avant de reconduire une indemnité kilométrique d’une année sur l’autre, la question à se poser est simple : ce salarié a-t-il vraiment été vérifié comme isolé, ou personne n’a-t-il simplement pris le temps de cartographier qui habite où ? C’est le rôle d’un outil comme TeamWheels , qui rapproche automatiquement les domiciles et les horaires des équipes directement dans Microsoft Teams : pour les salariés réellement covoiturables, le Forfait Mobilités Durables (jusqu’à 600 €/an, totalement exonéré) remplace avantageusement une indemnité kilométrique qui, elle, reste imposable au-delà des plafonds d’exonération applicables aux frais professionnels. Pour les autres — les vrais isolés — le barème ci-dessus reste la bonne réponse.

Foire aux questions

Le barème kilométrique 2026 a-t-il été revalorisé par rapport à 2025 ? Non. Le barème kilométrique 2026 est reconduit à l’identique de 2025 — l’administration fiscale n’a procédé à aucune revalorisation. La dernière hausse remonte à 2023 (+5,4 %). Les montants par puissance fiscale et par tranche de distance restent donc ceux publiés depuis deux ans, à vérifier chaque année sur impots.gouv.fr en cas de changement en cours d’exercice.

Comment calculer une indemnité kilométrique pour 9 000 km avec une voiture de 5 CV ? On utilise la formule de la tranche 5 001-20 000 km : (distance × 0,357) + 1 395 €. Pour 9 000 km, cela donne (9 000 × 0,357) + 1 395 = 3 213 + 1 395 = 4 608 €. Si le véhicule est 100 % électrique, on ajoute la majoration de 20 %, soit 4 608 × 1,2 = 5 529,60 €.

Quelle est la majoration applicable aux véhicules 100 % électriques ? Les frais kilométriques calculés avec le barème sont majorés de 20 % pour les véhicules fonctionnant exclusivement à l’électricité, une mesure en vigueur depuis 2021 pour encourager leur usage professionnel. Cette majoration s’applique au montant final, après calcul avec le barème de la puissance fiscale correspondante — elle ne concerne pas les hybrides rechargeables ni les véhicules thermiques.

Le barème kilométrique s’applique-t-il aux trajets domicile-travail ? Oui, avec un encadrement : les indemnités kilométriques versées par l’employeur pour des trajets domicile-travail effectués en voiture personnelle sont admises en exonération dans la limite d’un aller-retour de 80 km par jour, sauf circonstances particulières justifiant l’éloignement (absence de transport en commun, horaires atypiques, situation familiale ou de santé). Au-delà, l’exonération peut être remise en cause en cas de contrôle URSSAF.

Indemnité kilométrique ou prime de transport : quelle différence pour l’employeur ? L’indemnité kilométrique rembourse l’usage du véhicule personnel du salarié selon un barème qui couvre l’ensemble des frais (amortissement, entretien, carburant, assurance). La prime de transport ne couvre que le carburant ou la recharge, dans un plafond annuel forfaitaire (600 € en 2026, mesure exceptionnelle). Les deux sont facultatifs et cumulables avec le Forfait Mobilités Durables selon des règles de plafond distinctes — vérifiez toujours le cumul auprès de l’URSSAF avant de les combiner.


Sources : barème 2025-2026 vérifié auprès de plusieurs cabinets d’expertise comptable (LégiSocial, ECA Experts Comptables) ; formule de calcul confirmée sur la base du décret du 27 mars 2023, dernière revalorisation en vigueur. Vérifiez toujours le montant applicable à votre situation sur impots.gouv.fr .

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