
Temps de Trajet Domicile-Travail 2026 : Temps de Travail ou Non ? Obligations de l'Employeur
Temps de Trajet Domicile-Travail : Temps de Travail ou Non ? Les Obligations de l’Employeur en 2026La …

Un plan de décarbonation ne vaut que par sa capacité à être exécuté et mesuré. Voici la méthode pour passer de l’intention affichée à une trajectoire chiffrée, pilotée par phases et suivie chaque année — avec les cadres français à respecter en 2026.
La plupart des entreprises ont désormais un objectif climat quelque part dans leur communication. Beaucoup moins ont un plan de réduction carbone structuré, avec une année de référence, des cibles datées, un budget et un tableau de bord. C’est pourtant cette différence — entre la déclaration et la trajectoire — qui distingue une démarche crédible d’un simple exercice d’image, de plus en plus exposé au risque réputationnel.
Ce guide s’adresse aux dirigeants, responsables RSE et directions financières qui veulent structurer une stratégie de décarbonation solide : mesurer le point de départ, fixer des objectifs tenables, prioriser les actions par poste d’émission, et installer un suivi récurrent. Nous ancrons chaque étape sur les cadres réglementaires et méthodologiques français réellement applicables en 2026.
Un plan de décarbonation sérieux répond à trois pressions convergentes.
Le point commun de ces pressions : elles réclament des chiffres, pas des promesses. D’où l’importance de bâtir le plan sur une mesure rigoureuse.
On ne pilote que ce que l’on mesure. La première brique d’une stratégie de décarbonation est donc un bilan des émissions de gaz à effet de serre, réalisé selon une méthodologie reconnue — en France, le Bilan Carbone® de l’Association pour la transition Bas Carbone (ABC) et la méthodologie de l’ADEME , compatibles avec le GHG Protocol.
Le Bilan des Émissions de Gaz à Effet de Serre (BEGES) est encadré par l’article L229-25 du code de l’environnement. Il est obligatoire pour les personnes morales de droit privé de plus de 500 salariés en France métropolitaine (250 dans les DOM), avec une mise à jour tous les quatre ans et un plan d’action de réduction associé. Depuis le décret du 1er juillet 2022, la comptabilisation des émissions indirectes significatives (scope 3) est obligatoire, et non plus facultative. Le non-respect expose à une amende pouvant atteindre 50 000 €, portée à 100 000 € en cas de récidive.
Pour le détail exact des seuils, échéances et modalités de dépôt sur la plateforme de l’ADEME, référez-vous aux sources officielles : le dispositif BEGES du ministère de la Transition écologique , la page economie.gouv.fr sur le bilan GES et le portail bilans-ges.ademe.fr . Les modalités évoluant régulièrement, vérifiez votre situation précise en 2026 auprès de ces autorités.
Le bilan répartit les émissions en trois périmètres, distinction structurante pour la suite du plan.
| Scope | Nature des émissions | Exemples typiques | Part fréquente en tertiaire |
|---|---|---|---|
| Scope 1 | Directes | Chaudières, flotte de véhicules, fuites de fluides frigorigènes | 5 à 15 % |
| Scope 2 | Indirectes liées à l’énergie | Électricité, chaleur et froid achetés | 5 à 15 % |
| Scope 3 | Autres indirectes (chaîne de valeur) | Achats, fret, immobilisations, déplacements, déchets, usage des produits | 70 à 90 % |
L’enseignement est presque universel pour les entreprises de services : le scope 3 domine. Se concentrer uniquement sur les scopes 1 et 2, plus faciles à maîtriser, revient à ignorer la majeure partie de son empreinte.
Une fois le bilan posé, le plan d’action se construit poste par poste. Voici les grands gisements, avec pour chacun la nature des leviers et le double bénéfice environnemental et financier.
C’est le poste le plus directement pilotable et souvent le plus rentable. Sobriété (réglages, pilotage, rénovation), efficacité des équipements, et verdissement de l’approvisionnement électrique réduisent à la fois les émissions et la facture.
En France, le décret tertiaire (dispositif Éco Énergie Tertiaire) impose aux bâtiments à usage tertiaire d’au moins 1 000 m² une réduction des consommations d’énergie finale de -40 % en 2030, -50 % en 2040 et -60 % en 2050 par rapport à une année de référence, avec un reporting annuel sur la plateforme OPERAT. Détails et modalités sur la page Éco Énergie Tertiaire du ministère .
Pour beaucoup d’entreprises, les achats de biens et services constituent le premier poste d’émissions. Les leviers : écoconception, sélection de fournisseurs moins carbonés, allongement de la durée de vie, réemploi, et intégration de critères carbone dans les appels d’offres. Ici, l’optimisation carbone rejoint souvent l’optimisation des coûts et de la sécurité d’approvisionnement.
Report modal, taux de remplissage des camions, optimisation des tournées, relocalisation partielle : autant de leviers qui réduisent les émissions du transport de marchandises tout en abaissant les coûts logistiques.
Deux sous-postes distincts :
Un plan sans cibles chiffrées n’est pas un plan. Trois principes pour des objectifs crédibles.
| Cadre | Rôle | Pour qui |
|---|---|---|
| SNBC (Stratégie Nationale Bas-Carbone) | Feuille de route climat de la France, cap national vers la neutralité 2050 | Référentiel de cohérence pour tous |
| SBTi (Science Based Targets initiative) | Validation d’objectifs alignés sur +1,5 °C et les budgets carbone du GIEC | Entreprises visant une trajectoire certifiée |
| Méthode ACT (ADEME / ABC) | Évaluation de la crédibilité et de la maturité de la stratégie de transition | Entreprises voulant évaluer leur plan |
La SBTi s’est imposée comme la référence internationale : début 2026, plus de 10 000 entreprises disposaient d’objectifs validés, et l’initiative a publié en juin 2026 la version 2.0 de son Corporate Net-Zero Standard, qui met l’accent sur la mise en œuvre concrète autant que sur la fixation des cibles.
La méthode ACT de l’ADEME (ACT Pas à Pas puis ACT Évaluation) aide à construire et à évaluer la robustesse d’un plan de transition, sur une base d’indicateurs vérifiables. Elle est particulièrement utile pour objectiver la maturité de votre démarche.
Enfin, gardez la SNBC (ecologie.gouv.fr ) comme boussole de cohérence nationale : votre trajectoire d’entreprise doit s’inscrire dans le cap collectif de neutralité à 2050.
Une trajectoire de réduction ne se déroule pas d’un bloc. Elle s’organise en phases, du plus rentable au plus structurant.
Ce sont les leviers qui réduisent les émissions tout en générant des économies, avec un temps de retour court : sobriété énergétique, pilotage des bâtiments, optimisation des tournées et des achats, organisation des déplacements domicile-travail. Ils financent en partie la suite et créent une dynamique interne.
Rénovation énergétique lourde, électrification de la flotte, refonte de la chaîne d’approvisionnement, écoconception des produits. Retour sur investissement plus long, impact plus profond.
Transformation du modèle d’affaires, engagement des fournisseurs et des clients sur le scope 3, innovation produit. C’est là que se joue la neutralité de long terme.
Une règle transversale : traiter la réduction avant la compensation. La compensation (crédits carbone) ne doit venir qu’en complément des émissions résiduelles, jamais en substitution d’une réduction réelle.
Un plan vit par son suivi. Sans pilotage régulier, les objectifs dérivent et le reporting devient une reconstitution laborieuse de fin d’année.
Le reporting extra-financier structure ce suivi. La directive CSRD et son standard climat ESRS E1 imposent la publication des émissions, y compris le scope 3. Attention toutefois : le paysage a fortement évolué. Le paquet Omnibus, publié au Journal officiel de l’UE le 26 février 2026, recentre le champ d’application sur les entités de plus de 1 000 salariés et 450 M€ de chiffre d’affaires, tandis que la directive « Stop the Clock » a décalé les échéances d’application (exercices 2027 et suivants pour plusieurs vagues).
Le calendrier et les seuils restant mouvants en 2026, vérifiez votre situation exacte auprès de la Commission européenne et des textes de transposition française. Quelle que soit votre échéance réglementaire, la collecte continue de données carbone reste la bonne pratique : elle transforme le reporting d’une corvée annuelle en un pilotage permanent.
Parmi tous les postes du plan, les déplacements domicile-travail ont un profil particulier : ils pèsent lourd (15 à 30 % de l’empreinte tertiaire), mais l’entreprise ne peut pas décarboner directement la voiture personnelle d’un salarié. Ce qu’elle peut faire, en revanche, c’est organiser le partage de ces trajets.
Le covoiturage domicile-travail présente quatre atouts qui en font un levier de phase 1 idéal :
L’enjeu opérationnel n’est pas l’intérêt des salariés, mais la friction d’adoption. Une plateforme autonome de plus, avec un compte à créer, échoue souvent (moins de 15 % d’inscrits). Une solution intégrée aux outils du quotidien lève cet obstacle. C’est le parti pris de TeamWheels, intégré à Microsoft Teams : les salariés covoiturent depuis un environnement qu’ils utilisent déjà, et la plateforme collecte automatiquement les kilomètres partagés et le CO₂ évité — des données directement exploitables pour votre BEGES, votre plan d’action et votre reporting ESRS E1.
Autrement dit, le covoiturage n’est pas un geste symbolique isolé : c’est une brique documentée de votre stratégie de décarbonation, qui alimente le tableau de bord au même titre que l’énergie ou la logistique.
Un plan de réduction carbone n’est pas un document que l’on classe. C’est un système de pilotage vivant, où chaque poste d’émission devient un chantier chiffré et suivi. Les entreprises qui réussissent leur décarbonation sont celles qui traitent le climat comme elles traitent leurs finances : avec une mesure fiable, des objectifs et un suivi.
On procède en quatre temps. D’abord un bilan carbone qui mesure les émissions sur les scopes 1, 2 et 3. Ensuite la fixation d’objectifs chiffrés et datés, idéalement alignés sur une trajectoire scientifique. Puis un plan d’action hiérarchisé par poste d’émission et par facilité de mise en œuvre. Enfin un suivi récurrent, au minimum annuel, avec des indicateurs qui alimentent votre reporting. Sans mesure de départ ni suivi, un plan reste une intention. La rigueur du chiffrage et la régularité du pilotage font toute la différence.
Le scope 1 regroupe les émissions directes de l’entreprise : combustion sur site, véhicules de la flotte. Le scope 2 couvre les émissions indirectes liées à l’énergie achetée, principalement l’électricité et la chaleur. Le scope 3 rassemble toutes les autres émissions indirectes de la chaîne de valeur : achats, fret, produits vendus, déchets et déplacements des salariés, dont les trajets domicile-travail. Pour une entreprise tertiaire, le scope 3 représente souvent 70 à 90 % du total, ce qui en fait le gisement de réduction le plus important, mais aussi le plus difficile à piloter.
Oui pour les grandes structures. Le BEGES, encadré par l’article L229-25 du code de l’environnement, s’impose aux entreprises privées de plus de 500 salariés en métropole, avec mise à jour tous les quatre ans et un plan d’action associé. Depuis le décret de 2022, les émissions indirectes significatives, dont le scope 3, doivent être intégrées. Les entreprises de moins de 500 salariés n’y sont pas soumises réglementairement, mais beaucoup réalisent un Bilan Carbone volontaire, notamment sous la pression de leurs clients, donneurs d’ordre et investisseurs.
Un objectif crédible est chiffré, daté et rattaché à une année de référence claire. La bonne pratique consiste à s’aligner sur une trajectoire compatible avec l’Accord de Paris, par exemple via la Science Based Targets initiative, qui valide des cibles cohérentes avec un réchauffement limité à 1,5 °C. On distingue généralement des objectifs de court terme, à cinq ou dix ans, et de long terme à horizon 2050. Il est important de fixer des objectifs séparés pour les scopes 1 et 2 d’une part, et pour le scope 3 d’autre part, car les leviers diffèrent.
Les plus rentables combinent réduction des émissions et économies. La sobriété énergétique des bâtiments, imposée par le décret tertiaire, réduit la facture d’énergie tout en abaissant le scope 2. L’optimisation des achats et de la logistique diminue les coûts et le scope 3 amont. Sur les déplacements, le covoiturage domicile-travail supprime des véhicules de la route, réduit le scope 3 et améliore le pouvoir d’achat des salariés, pour un coût marginal. Ces leviers dits sans regret sont ceux par lesquels commencer, car ils s’autofinancent en grande partie.
Oui, de façon directe et mesurable. Les déplacements domicile-travail relèvent du scope 3 et pèsent souvent 15 à 30 % de l’empreinte d’une entreprise de services. Chaque trajet partagé retire une voiture de la route : le CO₂ évité se calcule à partir des kilomètres réellement mutualisés. C’est l’un des rares leviers scope 3 activable en quelques semaines, dont l’impact se documente en continu. Une plateforme intégrée aux outils quotidiens, comme TeamWheels dans Microsoft Teams, collecte automatiquement les données nécessaires au bilan et au reporting CSRD.
Le poste le plus rapide à activer dans votre plan de décarbonation est aussi l’un des plus lourds : les déplacements domicile-travail. TeamWheels transforme ce levier en résultats mesurables — matching automatique des trajets, gestion du Forfait Mobilité Durable prête pour l’audit, et tableau de bord CO₂ en temps réel directement exploitable pour votre BEGES et votre reporting ESRS E1. Le tout intégré à Microsoft Teams, sans nouvelle application à déployer.
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Pour aller plus loin : approfondissez l’intégration de la mobilité dans votre démarche RSE avec covoiturage et RSE : mobilité durable dans votre politique d’entreprise , et retrouvez la vue d’ensemble dans notre guide du covoiturage d’entreprise 2026 .
Article publié par l’équipe TeamWheels · 15 juillet 2026
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