La réponse courte

Qu’est-ce que le Forfait Mobilités Durables ?

Le forfait mobilités durables est un dispositif créé par la loi d’orientation des mobilités (LOM) de 2019 (article L. 3261-3-1 du Code du travail). Il permet à l’employeur de prendre en charge tout ou partie des frais de déplacement domicile-travail des salariés qui utilisent un mode de transport durable, avec une exonération de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu dans les plafonds fixés par la loi de finances. Les modes éligibles au FMD :

  • Le covoiturage domicile-travail, que le salarié soit conducteur ou passager
  • Le vélo (personnel ou en location) et les engins de déplacement personnel (trottinettes, gyropodes)
  • L’autopartage avec des véhicules à faibles émissions et les services de mobilité partagée
  • Les transports en commun hors abonnement (déjà couverts par la prise en charge obligatoire de 50 %) Le FMD est facultatif dans le secteur privé : il se met en place par accord d’entreprise, accord de branche ou décision unilatérale de l’employeur après consultation du CSE, à conditions égales pour tous les salariés éligibles (750 à 3 750 € d’amende en cas de manquement). Le montant versé figure sur le bulletin de paie.
Forfait Mobilités Durables 2026 : le guide employeur | TeamWheels

Chiffres 2026

Montants et Plafonds d’Exonération 2026

Les plafonds d’exonération du forfait mobilités durables sont fixés par la loi de finances et publiés par l’URSSAF. Voici les montants applicables aux employeurs privés en 2026 :

SituationMontant maximum exonéré (par salarié et par an)
FMD versé seul600 €
FMD cumulé avec la prise en charge obligatoire de l’abonnement transports en communplafond global 900 € (après déduction de la part employeur de l’abonnement)
FMD cumulé avec la prime de transport (carburant, recharge électrique)plafond global 600 €, dont 300 € maximum au titre du carburant
Excédent au-delà des plafondsréintégré dans l’assiette des cotisations

Ce que cela signifie concrètement pour un salarié qui covoiture régulièrement : l’employeur peut lui verser jusqu’à 600 € par an (900 € en cumul avec l’abonnement transport), exonérés de cotisations pour l’entreprise et d’impôt sur le revenu pour le salarié. C’est du net direct pour vos collaborateurs, sans charges pour vous — comparé à une augmentation de salaire équivalente, l’économie employeur avoisine 45 % du montant versé.

Comment calculer le FMD pour le covoiturage ? La loi laisse le choix du mode de calcul. Trois formules dominent :

  • Le forfait annuel — un montant fixe versé à tout salarié qui atteste covoiturer, simple mais peu proportionnel ;
  • Le forfait par jour covoituré — par exemple 2 à 3 € par jour, plafonné à 600 €/an, la formule la plus répandue ;
  • Le barème kilométrique — entre 0,10 € et 0,25 € par kilomètre parcouru en covoiturage. Exemple : 30 km aller-retour, 200 jours par an, soit 6 000 km ; à 0,10 €/km, le salarié atteint les 600 € du plafond FMD seul.

Le montant retenu doit rester proportionnel aux trajets réellement effectués : un salarié qui ne covoiture pas ne peut pas percevoir le même montant qu’un covoitureur régulier. Ces plafonds sont révisés chaque année : vérifiez-les sur service-public.gouv.fr ou urssaf.fr avant chaque exercice.

Ce qui existe encore en 2026

Prime covoiturage 2026 : montant et conditions

Le montant de la prime covoiturage nationale en 2026 est de 0 € : elle n’existe plus. Le « coup de pouce » de 100 € pour les conducteurs débutants, financé par les certificats d’économies d’énergie, a été ramené à 50 € au 1er janvier 2025, puis supprimé fin janvier 2025 (Hellio ). Une page qui promet encore « 100 € » en 2026 est périmée.

Ce qui finance réellement le covoiturage domicile-travail en 2026 :

  • Le forfait mobilités durables, versé par l’employeur — jusqu’à 600 € par an exonérés de cotisations et d’impôt, 900 € par an en cumul avec la prise en charge de l’abonnement transport. Il s’applique au conducteur comme au passager

  • Les aides locales — certaines collectivités et régions rémunèrent encore les trajets via des plateformes partenaires, selon le territoire : à vérifier localement, ce n’est pas un dispositif national

Condition URSSAF : pour que l’exonération tienne, l’employeur doit pouvoir produire, pour chaque bénéficiaire, une attestation sur l’honneur ou un justificatif d’utilisation du covoiturage (service-public.fr ). En pratique, la « prime covoiturage » que peut verser votre entreprise, c’est le FMD : la section suivante détaille comment le mettre en place et le justifier.

Conformité

Ce que dit l’URSSAF : conditions d’exonération et justificatifs recevables

Pour que le forfait mobilités durables reste exonéré en cas de contrôle URSSAF, quatre conditions doivent être réunies.

1. Un cadre formalisé. Le FMD est instauré par accord d’entreprise ou de branche, ou par décision unilatérale de l’employeur après consultation du CSE (article L. 3261-3-1 du Code du travail, décret n° 2020-541 du 9 mai 2020). Un forfait versé sans support formel est requalifié en salaire.

2. Un justificatif par salarié et par an. L’employeur doit recueillir, pour chaque bénéficiaire, une attestation sur l’honneur ou un justificatif de l’utilisation du mode de transport (article R. 3261-13-2 du Code du travail). Pour le covoiturage, l’URSSAF admet :

  • l’attestation sur l’honneur du salarié — recevable, mais purement déclarative, donc fragile en cas de contrôle ;
  • l’attestation ou le relevé de trajets d’une plateforme de covoiturage — nominatif, daté, la solution recommandée ;
  • les preuves certifiées du registre de preuve de covoiturage (classes A, B ou C selon la fiabilité de l’identification et de la géolocalisation).

3. Le respect des plafonds. L’exonération sociale (article L. 136-1-1 du Code de la sécurité sociale) et fiscale (article 81, 19° ter b du CGI) s’applique dans les limites du tableau ci-dessus. Tout dépassement est réintégré dans l’assiette des cotisations et devient imposable pour le salarié.

4. La conservation des preuves. Les justificatifs se conservent au moins trois ans, durée de la prescription du contrôle URSSAF. Un tableur de suivi ne suffit pas : l’inspecteur demandera les pièces sous-jacentes.

Point de vigilance sur la requête « forfait mobilité durable URSSAF » : l’URSSAF ne valide pas le dispositif a priori. C’est à l’employeur de démontrer la réalité des trajets — d’où l’intérêt d’un mode de preuve automatisé, décrit plus bas.

Cumuls & cas particuliers

Cumuler le FMD avec les Autres Dispositifs

Plusieurs aides à la mobilité coexistent — elles se cumulent, mais pas n’importe comment :

  • FMD + abonnement transports en commun — Cumul possible, plafond global porté à 900 €/an après déduction de votre prise en charge obligatoire de 50 % de l’abonnement
  • FMD + prime de transport (carburant, recharge) — Plafond global maintenu à 600 €/an, dont 300 € maximum pour le carburant
  • FMD + aides locales au covoiturage — Cumulables : certaines collectivités rémunèrent les trajets via des plateformes partenaires, indépendamment du FMD versé par l’employeur. La prime covoiturage nationale de 100 € (financée par les certificats d’économies d’énergie) a pris fin en janvier 2025 et ne fait plus partie des dispositifs à cumuler
  • FMD + indemnités kilométriques — Le FMD couvre le domicile-travail ; les déplacements professionnels inter-sites relèvent du barème kilométrique , sans cumul sur un même trajet Le détail des règles, plafonds et cumuls de toutes les aides mobilité (titre-mobilité, prise en charge à 75 % de l’abonnement, prime de transport) est dans notre guide dédié : aides à la mobilité durable en entreprise : règles, plafonds et cumuls → . Pour arbitrer salarié par salarié entre FMD, indemnité kilométrique et voiture de fonction électrique, lisez notre comparatif des coûts employeur 2026 .
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Mode opératoire

Mettre en Place le FMD en 4 Étapes

La mise en place du FMD covoiturage est plus simple que la plupart des avantages salariés — à condition de traiter la question des justificatifs dès le départ :

  • 1. Définir les modalités et le budget — Montant (forfait annuel, forfait par jour covoituré ou barème kilométrique), modes de transport encouragés, salariés éligibles, rythme de versement. La plupart des entreprises retiennent un forfait simple : par exemple 2 à 3 € par jour covoituré, plafonné à 600 €/an
  • 2. Formaliser — Accord d’entreprise (recommandé au-delà de 50 salariés) ou décision unilatérale de l’employeur (DUE), après consultation du CSE s’il existe. Comptez 2 à 4 semaines, modèles de DUE disponibles auprès de l’ADEME
  • 3. Choisir le mode de preuve des trajets et communiquer — Attestation sur l’honneur, registre de preuve de covoiturage ou relevés automatiques de plateforme (voir ci-dessous) : c’est le choix qui détermine votre charge administrative et votre solidité en cas de contrôle. Expliquez ensuite aux salariés les montants, les justificatifs attendus et la façon de déclarer leurs trajets
  • 4. Verser et inscrire en paie — Le FMD apparaît sur le bulletin de paie, exonéré dans les plafonds en vigueur ; conservez les justificatifs au moins trois ans Exemple chiffré : 40 salariés covoiturent 2 jours par semaine (≈ 90 jours/an) avec un forfait de 3 €/jour → 270 € par salarié et par an, soit 10 800 € de budget, exonérés de charges — souvent moins que le coût de 4 places de parking.
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Le vrai sujet

Justifier les Trajets de Covoiturage

Pour que l’exonération tienne en cas de contrôle URSSAF, l’employeur doit pouvoir prouver la réalité des trajets covoiturés. C’est le point qui bloque le plus souvent — et celui qui décide de la charge administrative des RH. Trois options, du plus fragile au plus robuste :

  • L’attestation sur l’honneur du salarié — Acceptée par l’administration, mais déclarative : fragile en cas de contrôle et lourde à collecter chaque année
  • Le registre de preuve de covoiturage (RPC) — Le service public covoiturage.beta.gouv.fr certifie les trajets réalisés via les opérateurs enregistrés, avec des classes de preuve (A, B, C) selon la fiabilité de l’identification et de la géolocalisation
  • Les relevés automatiques de votre plateforme de covoiturage — Chaque trajet organisé génère sa propre trace : relevés nominatifs, datés, exportables pour la paie C’est là que TeamWheels change la donne : les trajets se déclarent et s’organisent dans Microsoft Teams, et la plateforme produit des relevés mensuels prêts pour le versement du FMD — pas de tableur, pas de collecte d’attestations, et un reporting CO₂ qui alimente directement votre bilan GES (poste 7) et la CSRD. Les mêmes relevés servent au reporting Scope 3 et au suivi des plafonds par salarié. Découvrez le logiciel de covoiturage entreprise →
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Retour sur investissement

Ce que le FMD Rapporte à l’Employeur

Le forfait mobilités durables n’est pas qu’une ligne de paie : bien appliqué au covoiturage, il agit sur quatre postes à la fois.

  • Attractivité et fidélisation — Dans un marché de l’emploi tendu, un avantage mobilité net d’impôt est différenciant, en particulier auprès des candidats sensibles aux engagements environnementaux de leur employeur. Un salarié qui covoiture 4 jours sur 5 sur 30 km économise 1 400 à 1 800 € par an, FMD compris.
  • Impact RSE mesurable — Chaque trajet partagé évite environ 6 kg de CO₂ et retire une voiture du parking. Ces données alimentent directement le bilan GES (poste 7, déplacements domicile-travail) et le reporting CSRD.
  • Économies pour l’entreprise — Le FMD est exonéré de charges : à budget égal, il rapporte au salarié environ 45 % de plus qu’une augmentation brute, et coûte moins qu’un remboursement kilométrique individuel.
  • Moins de pression sur le parking — 40 covoitureurs réguliers, c’est 15 à 20 places libérées ; en zone urbaine, une place de parking coûte souvent plus que le FMD annuel d’un salarié.

Cas particuliers. Le FMD existe aussi dans les trois versants de la fonction publique (État, territoriale, hospitalière), avec des montants et des modalités propres fixés par décret : un employeur public vérifie les conditions applicables à son versant auprès de la DGAFP. Enfin, l’ADEME propose aux entreprises de signer la Charte d’engagement en faveur du covoiturage — mettre en place le FMD covoiturage, communiquer activement et publier ses résultats — un moyen simple de valoriser la démarche dans votre rapport RSE.

Points de vigilance

Les Erreurs à Éviter avec le FMD Covoiturage

Les redressements URSSAF sur le forfait mobilités durables viennent presque toujours des mêmes manquements :

  • Verser le FMD sans le formaliser — Sans accord ni DUE, le forfait est requalifié en salaire et les exonérations tombent
  • Ne collecter aucun justificatif — L’absence d’attestation ou de relevé de trajets entraîne la réintégration des sommes dans l’assiette des cotisations
  • Dépasser les plafonds de cumul — 900 € en cumul avec l’abonnement transport, 600 € avec la prime carburant : l’excédent doit être réintégré, pas ignoré
  • Réserver le FMD à certains salariés à conditions inégales — Le dispositif doit être ouvert à tous les salariés éligibles selon les mêmes règles
  • Verser le même montant à tous — Le FMD doit rester proportionnel aux trajets effectués ; un montant uniforme, sans lien avec l’usage réel, est le premier signal qu’un contrôleur relève La parade est la même pour les cinq : un cadre écrit, un mode de preuve automatisé et un suivi des plafonds par salarié — ce que produit un outil de covoiturage intégré à la paie.
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Questions fréquentes sur le forfait mobilités durables

Quel est le montant du forfait mobilités durables en 2026 ?

Le plafond d’exonération est de 600 € par an et par salarié lorsque le forfait mobilités durables est versé seul (dont 300 € maximum au titre de la prime carburant), et de 900 € par an en cas de cumul avec la prise en charge de l’abonnement aux transports en commun. Ces plafonds sont fixés par la loi de finances et peuvent évoluer : vérifiez-les chaque année sur service-public.gouv.fr ou urssaf.fr.

Le covoiturage est-il éligible au forfait mobilités durables ?

Oui. Depuis la loi d’orientation des mobilités (LOM), le covoiturage domicile-travail est un mode éligible au forfait mobilités durables, que le salarié soit conducteur ou passager. L’employeur peut le financer jusqu’à 600 € par an et par salarié exonérés de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu — 900 € par an en cas de cumul avec la prise en charge de l’abonnement aux transports en commun.

Que demande l’URSSAF pour exonérer le forfait mobilités durables ?

Quatre conditions : un dispositif formalisé (accord d’entreprise, accord de branche ou décision unilatérale après consultation du CSE), un justificatif par salarié et par an (attestation sur l’honneur ou justificatif d’utilisation du mode de transport), le respect des plafonds d’exonération, et la conservation des preuves pendant au moins trois ans. Tout montant versé au-delà des plafonds est réintégré dans l’assiette des cotisations.

Quels justificatifs demander pour le covoiturage dans le cadre du FMD ?

L’employeur doit pouvoir prouver la réalité des trajets covoiturés. Trois options : l’attestation sur l’honneur du salarié (acceptée mais fragile en cas de contrôle URSSAF), les preuves certifiées du registre de preuve de covoiturage (classes A, B ou C selon la fiabilité), ou les relevés automatiques d’une plateforme de covoiturage — la solution la plus robuste et la moins chronophage. Les justificatifs se conservent au moins trois ans.

Le FMD est-il obligatoire pour l’employeur ?

Non. Dans le secteur privé, le forfait mobilités durables est facultatif. En revanche, s’il est mis en place, il doit l’être à conditions égales pour tous les salariés éligibles, et la prise en charge de 50 % de l’abonnement aux transports en commun reste, elle, obligatoire.

Peut-on cumuler le FMD avec l’abonnement transport ou une aide au covoiturage ?

Le FMD se cumule avec la prise en charge obligatoire de l’abonnement aux transports en commun, dans une limite globale de 900 € par an. Il peut aussi se cumuler avec les aides locales versées par certaines collectivités via des plateformes partenaires, qui sont des dispositifs indépendants. La prime covoiturage nationale de 100 € a, elle, pris fin en janvier 2025. Le cumul avec la prime de transport carburant reste plafonné à 600 € par an au total.

Conducteur et passager ont-ils tous les deux droit au FMD ?

Oui. Le forfait mobilités durables couvre le covoiturage domicile-travail pour le conducteur comme pour le passager. Un salarié qui alterne les deux rôles reste éligible ; ce qui compte, c’est la réalité des trajets covoiturés, que l’employeur doit pouvoir justifier.

Comment TeamWheels automatise-t-il les justificatifs FMD ?

TeamWheels organise le covoiturage domicile-travail directement dans Microsoft Teams : chaque trajet génère un relevé nominatif et daté. L’employeur exporte des attestations mensuelles prêtes pour le versement du FMD en paie, sans collecte manuelle d’attestations sur l’honneur, et le reporting CO₂ alimente le bilan GES (poste 7) et la CSRD.

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